ECOLE DE CARRIES
      Les biographies des artistes potiers de l'Ecole de Carriès sont extraites, sauf mention contraire, du catalogue du musée du grès ancien, à Premery : La Passion du grès L'école de Carriès de Patricia Monjaret et Marc Ducret. Toute reproduction est interdite sans autorisation de l'auteur.
   -  Jean Carriès (1855-1894)
Après un court passage à l'école des Beaux-Arts de Lyon, il découvre l'art japonais à l'occasion de l'Exposition universelle de 1878. Il réalise la majeure partie de son oeuvre sculptée avant 1888, lui permettant d'obtenir une renomée internationnale. La passion pour le grès l'entraîne en Puisaye, à St Amand puis à Montriveau. Son acharnement perfectionniste et son talent feront de lui une référence incontournable, et contribuera au renouveau de l'art céramique.

    -  Théo Perrot (1856- 1945)
Artiste peintre originaire de Puisaye, devient par la suite maître potier il élabore une production assez étonnante: sur des pichets, des vases et des coloquintes s'enroulent de redoutables reptiles, végétaux et autres travaux zoomorphes.

    -  Georges Hoentschel (1855-1915).
Ami et mécéne de Carriès continuateur de son oeuvre. Talentueux céramiste qui travailla avec la collaboration d'Emile Grittel.

   -  Emile Grittel (1870-1953)
Sculpteur, fondeur, ébéniste et céramiste, d’origine alsacienne, il s’inspire de la poterie de grès japonaise. C'est un ouvrier d'art complet, qui travailla avec la collaboration de Georges Hoentschel.
 -  Jean Pointu (1843-1925)
C'est à l'âge assez avancé de 63 ans qu'il arrive en Puisaye, privilégiant les formes bombées très épurées, il maîtrise à la perfection les superpositions d'émaux.


 -  Pierre Pacton (1856-1938) dit Abbé Pacton
Si sa démarche put être jugée singulière par l’autorité religieuse et lui valoir quelques observations, il fut bien compris des potiers locaux et des artistes du groupe avec lesquels il entretint d’excellentes relations. Son œuvre, rare, nous laisse le message d’un homme serein, à l’idéal accompli.

   -  Paul Jeanneney (1861-1920) se passionne pour la création potière en découvrant les oeuvres de Carriès. Il profite de ses connaissances en minéralogie et en chimie pour élaborer une palette personnelle qui démarque son œuvre de celle de Carriès.
    -  Eugène Lion (1867- 1945),
seul potier traditionnel concerné par le mouvement, synthétise parfaitement le rôle de l’artiste artisan, dont il ne cessera de perpétuer l’esprit

    -  Nils de Barck (1863-1930)
Aristocrate Suédois, ami de Vallombreuse et de Lee, il vint à St Amand pour y apprendre l'art du grès. Ses revenus lui permettent de faire de la céramique pour son plaisir, il peut consacrer sa vie à des recherches personnelles. Ses premières oeuvres sont fortement marquées par Carriès, puis influencées par l'Art Nouveau.
    -  William Lee (1860- 1915)
curieux de tout, passioné et talentueux, il s'adonne à la peinture, la céramique, dont le travail est reconnu, synthètisant la tradition et la modernité, malgrè cela son oeuvre reste aujourd'hui à découvrir.

   -  L’œuvre d’Henri de Vallombreuse demeure un témoignage solide, par son entière implication et d’un inébranlable désir de perfection forte et personnelle. Rare potier du groupe Carriès à proposer ses œuvres pendant deux décennies.
    -  Une oeuvre titanesque de Jean Carriès : une porte constituée de 700 briques de grés ornementées de faunes germaniques, destinée à s’ouvrir sur la salle abritant le manuscrit de Parsifal, cette porte démoniaque, le précipite peu à peu dans la détresse et la ruine.